Jeudi 20 août 2009
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Une fédération de L'Union Nationale lycéenne lien du site, premier syndicat lycéen de France, a été créée dans
l'Allier, pour l'instant limitée au Lycée de Presles, à Cusset-Vichy, elle a pour but de pérenniser le mouvement de décembre dernier contre la
réforme darcos des lycées et les suppressions de postes. Ce syndicat, que l'on pourrait qualifier de "anti-libéral" a été choisi par les lycéens qui
l'ont mis en place, dans une optique d'union, la plus large possible. On pourrait regretter une position qui ne semble pas assez radicale dans la politique de cette organisation, mais c'est un
choix réfléchi et au jour d'aujourd'hui, le plus logique et utile à la lutte contre la politique du gouvernement pour les lycéens de Presles, pas encore assez engagés politiquement et
syndicalement.
Dans ce cadre, vous trouverez ci après, une contribution pour le bulletin de discussion de la Conférence Nationale Jeune du NPA, de façon à défendre la liberté de chaque camarade
lycéen, à rejoindre le syndicat qu'il souhaite, alors que certains comités, et militants de notre Parti, souhaiteraient un entrisme massif dans les rangs
de sud lycéen, syndicat plutôt libertaire et désorganisé.
L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-même...
Celle des lycéens aussi !
« L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-même » est le mot d'ordre de notre Parti. De ce fait le NPA a un rôle
politico-syndical en se battant au sein des entreprises contre la classe bourgeoise. Les camarades membres de différents syndicats portent les idées de notre organisation dans ces
associations de travailleurs.
Le lycée est à sa manière une micro-société. Tout en ayant ses particularités il recrée certainestions que la société elle-même, et certaines oppressions. Les
lycéens, au fil des luttes, et de leur prise de conscience, ont mis en place des modes d'actions particuliers, mais aussi communs aux Treavailleurs comme les syndicats.
Le NPA doit, être présent dans le combat lycéen, et pour cela la question du syndicat se pose. Avant toute chose n'oublions pas d'une part que tous les lycéens
révoltés ne sont pas de notre bord, et qu'au sein du mouvement révolutionnaire nous ne pouvons pas nous séparer des forces gauchistes. Pour cette raison l'idée de rejoindre en masse Sud lycéens
et de le remodeler commeun outil du Parti au sein du lycée, comme le propose le comité lycéen 35 ne nous paraît pas une bonne chose. Nous n'avons pas vocation à créer des syndicats NPA-bis (se
qui serait bien la conséquence, sans forcement en être le but, de cet entrisme massif) mais plutôt à former les militants syndicaux à nos positions radicales au sein de toutes les
organisations, et en fonction de la réalité locale. Nous devons toujours garder à l'esprit les principes fondateurs et les feuilles de route du NPA, lors
des mouvements par exemple, nos militants devront tenter d'appliquer grace aux outils locaux, l'objectif national soutenu par le NPA.
D'autre part, rappelons sans faire du « localisme » que certains facteurs font que des lycéens doivent rejoindre tel ou tel syndicat, parce qu'il a une
position plus radicale que nationalement, ou bien à l'inverseparce qu'il y a un besoin d'unir dans une structure moins radicale...
L'organisation interne des syndicats ne peut être décidée par un parti mais par la totalité des militants et de leurs sensibilités ainsi nous n'imaginons pas la
possibilité d'un putch à Sud qui forcerait les camarades anarchistes à quitter un syndicat dont ils sont à l'origine...
« la collaboration entre anarchistes et bolcheviks demeure à la base de la révolution »
Notre position est donc l'entrisme dans tous les syndicats non pas sous la forme d'un putch mais d'un changement des mentalités.
Enfin, les syndicats, qu'ils soient ouvriers ou étudiants, ne sont pas la solution, mais l'outil, la solution au combat révolutionnaire, sont bien les conseils, et
les Assemblées Génerale, impulsés par la révolte.
Il faudra aussi une union de tous les syndicats lycéens dans les futurs mouvements. Union Nationale, de façon à mettre en place un front coordonné de riposte, cette
union est deja en marche dans certains départements.
Dans le cadre de cette union, nous appellons nos camarades à rejoindre le Front de Lutte pour l'Education, pour des mouvements concertés entre les
organisations, les lycéens, de façon à ne pas revivre un mouvement aussi desorganisé que celui contre la réforme Darcos.
« Marcher séparément, frapper ensemble ! »
En conclusion, UNL, SUD ou encore Syndicat Local, peu importe, ce n'est qu'un outil, qui ne va pas sans l'autre outil qu'est le front unique dans les mouvement,
ainsi que la lutte pour le programme du Parti dans toutes les organisations.